mercredi 8 juin 2022

CFDT, FÉMINISTE ... TOUTE UNE HISTOIRE !

 Publié le 02/06/2022

En 20 mn, ce documentaire vidéo, survole 100 ans de l’histoire de la CFDT avec les femmes. A grand renfort d'archives et de témoignages, il décrit l’histoire du combat de la CFDT pour l'égalité professionnelle, et de la place des femmes au sein des instances syndicales, fédérales et confédérales.

GENÈSE D'UN DOCUMENTAIRE

Ce documentaire a été réalisé en mars 2019 à l’occasion de la journée international des droits des femmes et dans le cadre des 100 ans de la CFDT. Le film revient sur l'évolution de la place des femmes au sein de la société, du monde du travail et de la CFTC, puis de la CFDT. Il illustre aussi l’évolution de 100 ans de revendications en faveur de l’égalité professionnelle.

A l’aide d’images et vidéos d’archives (interview d’anciens responsables, articles de journaux, photos de congrès…) qui structurent le récits, Béatrice Lestic (secrétaire nationale en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes) et Dominique Marchal (secrétaire confédérale, déléguée femmes) retracent 100 ans de l’histoire de la CFDT avec les femmes.

On y retrouve notamment le témoignage de Jeannette Laot, 1ère femme élue à la commission exécutive en 1970, qui raconte comment elle a porté au sein de la CFDT la question du droit à l’avortement.

QUELQUES REPÈRES CHRONOLOGIQUES

1919 : Création de la CFTC. Les syndicats confédérés sont divisés entre des organisations masculines et féminines. Pour la démocratie chrétienne, les femmes et les hommes doivent être séparées; De fait, cela offre aux femmes syndiquées des espaces de paroles nouveaux et réservés. L'exclusivité est ici émancipatrice.

1935 : La CFTC entérine après de longs débats le droit au travail des femmes, menacé par le Ministre du Travail de l'époque.

1944 : Les syndicats masculins et féminins sont fusionnés. La Commission Féminine est créée pour porter la voie des syndiquées dans les instances confédérales. Statutairement, l'élection d'un secrétaire général impose désormais la présence d'UNE secrétaire générale adjointe .

1970 : Dans la CFTC devenue CFDT en 1964, les évolutions statutaires précédentes sont supprimées car considérées comme obsolètes face à la féminisation croissante des adhérent.es et des instances confédérales.

1971 : La CFDT prend part au débat sur l'avortement. Elle tranche en faveur d'un soutien à la légalisation de ce dernier, ainsi qu'à son remboursement par la Sécurité Sociale.

1982 : Le congrès de Metz acte la création des premiers quotas dans les instances confédérales.

1992 : Nicole Notat est élue secrétaire générale et devient ainsi la première femme à diriger une organisation syndicale majeure en France.

2018 : Le congrès de Rennes met en place une parité stricte au Bureau National et au sein de la Commission Exécutive.

CLÉS DE LECTURE

CFTC : La Confédération Française des Travailleurs Chrétiens est créée en 1919. Cette organisation syndicale s'inspire de la démocratie chrétienne et souhaite fournir une alternative à la CGT, alors largement majoritaire dans les forces syndicales.

CFDT La Confédération Française Démocratique du Travail est créée en 1964 lors du congrès extraordinaire de la CFTC qui abandonne les références au christianisme et devient une organisation laïque : la CFDT 

Bureau National : Composé de 42 membres élu.es en congrès, il dirige et administre la Confédération.

Commission Exécutive : Composée de 10 membres ( 5 femmes et 5 hommes dont la ou le secrétaire général.e)  élu.es par le Bureau National,  elle dirige l'action confédérale au quotidien.


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mercredi 25 mai 2022

PLAN SANTÉ AU TRAVAIL, UN OUTIL À FAIRE VIVRE !

Publié le 30/03/2022


Le plan santé au travail 2022-2025 vient d’entrer en œuvre et il concernera l’ensemble des agents publics. Qualité de vie et conditions de travail, prévention primaire, usure professionnelle… : autant de sujets qu’il faut maintenant faire vivre au plus près du terrain.




mercredi 11 mai 2022

"M. LE PRÉSIDENT, VOUS NE POURREZ PAS FAIRE SANS NOUS !" - SIGNEZ LA CARTE PÉTITION

 Publié le 29/04/2022

Au lendemain de l'élection présidentielle, la CFDT interpelle Emmanuel Macron l'invitant à répondre à 15 revendications  sur le pouvoir d'achat, le travail, l'emploi, les retraites, l'écologie et la santé. Vous aussi, interpellez le président de la République en signant et envoyant la carte pétition ci-dessous (par voie postale [sans affranchissement] ou par voie électronique) ! 

«  M. le président,
Notre société est en crise, elle sort fragilisée de ces dernières années: nous avons besoin de réponses immédiates ! Montrez que vous savez être à l’écoute, répondez aux 15 revendications de la CFDT ! »



EXTENSION DU SÉGUR : 183 € NET POUR LES AGENTS TERRITORIAUX, PERSONNE NE VEUT PAYER ???

Publié le 07/04/2022

Par Marie Mennella, secrétaire nationale

Communiqué de presse publié le 6 avril 2022 par la fédération Interco CFDT

Le CSFPT du 6 avril a examiné des décrets issus des annonces de la conférence sociale et des transpositions des accords du Ségur. Ces dispositions vont permettre un premier niveau de revalorisation pour certains métiers mais sans obligation pour les employeurs territoriaux.

Une prime sous condition

Contrairement aux collègues des EHPAD territoriaux, qui bénéficient depuis l’année dernière d’augmentation sous forme de point d’indice (CTI), la prime de revalorisation présentée dans ces décrets n’est pas automatique. Elle nécessite que la collectivité la délibère, cette dernière peut donc refuser cette augmentation ! La position des employeurs territoriaux refusant de prendre part au vote interroge sur leur volonté de revaloriser ces métiers.

« Les agents territoriaux sont les otages du financement de ces revalorisations. Tout le monde s’accorde à dire que ces métiers sont dévalorisés, pas assez rémunérés, en manque d’attractivité mais personne ne veut financer leurs augmentations. La libre administration des collectivités sert ici, une fois de plus, de prétexte alors que ces revalorisations sont attendues et méritées. Qui parle d’équité ? » explique Jacques Lager, secrétaire général d’Interco CFDT.

Qui sera concerné ?

Certains métiers du social : agents publics titulaires et contractuels de la fonction publique territoriale exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux ainsi que les agents paramédicaux et de la filière socio-éducative.
Médecins coordonnateurs en EHPAD : ces médecins vont voir leur rémunération évoluer ainsi que les médecins de PMI suite à un amendement du Gouvernement.
Sage-femmes : ces dernières vont bénéficier comme leurs homologues de la fonction publique hospitalière de la revalorisation de leurs grilles et de la prime de 183 € mais sans prime médicale.

La CFDT revendique encore et toujours la mise en place d’une prime « médicale » à l’instar de la FPH afin de prendre en compte les activités médicales qu’ils ou elles sont amenées à faire (prescriptions, IVG…). Cette prime peut être mise en place rapidement dans le RIFSEEP des collectivités concernées.

Ne laisser personne de côté

Pour les autres métiers de ces filières qui restent oubliés, la CFDT continue de lutter pour la revalorisation de tous les agents notamment les ATSEM et tous les métiers de la petite enfance, les assistants familiaux et maternels, les agents techniques et administratifs des services et établissements sociaux, les faisant fonctions sur d’autres grades, AMP, AESH, auxiliaires de soin dentaire…

Il manque une volonté politique des employeurs publics et du Gouvernement de financer ces revalorisations. Après les annonces de façade, il faut maintenant des actes, notamment de la part des Départements qui s’y sont engagés par la voix du président de l’ADF. Pour la CFDT, la négociation continuera jusqu’à la prise en compte de tous les agents concernés.