lundi 2 novembre 2026

Mobilisation du 5 novembre 2026 : préavis de grève

 Face à la baisse du pouvoir d’achat, au gel des rémunérations dans la fonction publique, aux menaces sur l’emploi et à l’affaiblissement des services publics, la CFDT, avec plusieurs organisations syndicales, appelle à une journée de grève et de manifestations le 5 novembre. Une mobilisation pour exiger des augmentations salariales, défendre l’emploi, renforcer les services publics et engager une véritable politique industrielle et environnementale.

La CFDT Fonction publique a écrit au ministre David Amiel pour déposer un préavis de grève, qui couvre les agents des trois versants de la Fonction publique.

Tous mobilisé le jeudi 5 novembre, retrouvez dans cet article les lieux de rassemblement sur la carte interactive.


Lieux de rassemblement dans les territoires

Lieux de rassemblement 

Lieux des rassemblements (source UFETAM-CFDT JAC)

mercredi 21 octobre 2026

Agir avec la CFDT

 Défendre ses collègues, lutter contre les injustices, s’engager pour la planète, militer un peu, beaucoup, passionnément… À la CFDT, l’engagement est aussi divers que ses 641 798 adhérents. Les opportunités sont nombreuses et les personnes qui se sont lancées témoignent toutes de la richesse de leurs expériences.

Par Sabine Izard et Claire Nillus — Publié le 09/10/2026 à 11h24

Distribution gratuite de produits de première nécessité pour les étudiants, organisée par la CFDT des Hauts-de-France, sur le campus d’Amiens, en mars 2022.
Distribution gratuite de produits de première nécessité pour les étudiants, organisée par la CFDT des Hauts-de-France, sur le campus d’Amiens, en mars 2022.

« Indignez-vous ! » Dans son essai éponyme, l’ancien résistant et déporté qui a consacré le restede sa vie à la défense des droits humains, Stéphane Hessel, invite les citoyens à ne pas rester indifférents face aux injustices et à transformer leur indignation en engagement. Une autre formule (souvent attribuée à Bertolt Brecht) dit : « Celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu. »

Agir plutôt que subir, c’est la base même de l’engagement à la CFDT, un engagement plus ou moins intense, depuis la simple adhésion jusqu’à l’exercice de responsabilités syndicales importantes.

On adhère ou on milite pour des raisons individuelles ou collectives, parce qu’il y a un conflit avec l’employeur, parce que l’on soutient une cause particulière, parce que l’on défend des valeurs ou que l’on porte un autre projet de société. Les mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites ont ainsi été à l’origine de près de 50 000 nouvelles adhésions à la CFDT, une des plus fortes vagues de « recrutement » de l’histoire récente de la Confédération.

Entre espoir, altruisme et peurs

Mais on ne naît pas militant, on le devient. Et l’entrée en militantisme emprunte diverses voies, comme le révèle la vaste enquête de la CFDT « Parlons engagement » réalisée en 2022. Une très grande majorité d’élus et de mandatés (91%) y décrit l’engagement comme une « belle expérience émancipatrice », qui permet d’agir concrètement, de se sentir utile, d’obtenir des résultats et d’acquérir de nouvelles compétences. Elle offre une bouffée d’oxygène par rapport au travail et donne le sentiment de choisir sa vie.

L'article complet en cliquant sur la photo





Plan de santé au travail : la CFDT alerte sur l’urgence climatique

 Publié le 30 juin 2026 (uffa.cfdt.fr)

  • Comptes-rendus

Réunie sous l’égide de la DGAFP, la concertation relative au futur Plan de santé au travail 2026-2030 a permis de poser les premières orientations en matière de prévention des risques professionnels. Dans un contexte marqué par un épisode de canicule, la CFDT a rappelé avec force l’urgence d’agir face aux effets du changement climatique sur les conditions de travail. Elle a également réaffirmé ses attentes en faveur de mesures concrètes et opérationnelles, notamment en matière de prévention des risques psychosociaux de lutte contre l’usure professionnelle et de renforcement des dispositifs de maintien en emploi des agents publics.




Déclaration liminaire

Dans un contexte marqué par un épisode de canicule particulièrement intense, la CFDT a choisi d’ouvrir la séance par une déclaration liminaire mettant en évidence le manque d’anticipation de la part des pouvoirs publics face aux risques liés aux fortes chaleurs. Elle a notamment souligné le caractère tardif des échéances prévues dans le Plan de santé au travail pour traiter ce risque pourtant déjà avéré, et a exprimé, à cette occasion, ses attentes globales sur le plan. (cf. pièce jointe).

En réponse à cette interpellation, la DGAFP reconnaît que la question de l’adaptation au changement climatique constitue un enjeu désormais central pour les employeurs publics, qui expriment eux-mêmes un besoin croissant de modalités d’action face aux épisodes de chaleur.

Par ailleurs, concernant l’articulation entre le Plan de santé au travail et les accords en cours de négociation, la DGAFP précise qu’il est fait le choix de laisser ces négociations se dérouler jusqu’à leur terme avant d’intégrer pleinement leurs résultats dans le PST.

Calendrier et organisation des travaux du Plan de Santé au Travail (PST)

Le plan 2026‑2030 est structuré autour de 4 axes majeurs :

  1. Prévention des risques professionnels (RPS, violences, santé des femmes, usure professionnelle, amiante, IA, climat…)

  2. Renforcement des acteurs de prévention

  3. Mieux connaître l’état de santé des agents (modernisation des dispositifs de prévention, outil socle numérique évaluation des risques, appli AT MP numérique, baromètre)

  4. Piloter le plan avec les représentants du personnel (pilotage FS4)

La validation finale du plan est prévue pour début octobre 2026.

Présentation de l’axe « Préserver la santé des agents publics face aux risques professionnels » 

7 objectifs – 10 actions – 20 sous‑actions

Action 1-1 - Promouvoir des actions de formation en santé mentale et la prévention des RPS :

  •  Intégration systématique des RPS dans les DUERP, Bilan de l’accord‑cadre 2013 ;

  • Déploiement des espaces de discussion sur le travail (EDT) comme « levier de régulation des tensions et d'amélioration de la qualité de vie au travail » : Mise à jour du guide EDT, formation des animateurs, recueil de bonnes pratiques ;

  • Révision de la circulaire sur les premiers secours en santé mentale (PSSM) ;

  • Développement d’actions sur les addictions, en milieu professionnel articulées avec les RPS.

Action 1-2 - Mettre en œuvre les dispositions de l’accord égalité professionnelle relatives à la santé des femmes

Sera revu en septembre en fonction de l’issue des négociations en cours.

Action 1-3 – Mieux prévenir les risques d’usure professionnelle et les améliorer le dispositif de reclassement

Le PST insiste sur l’importance d’une détection précoce des restrictions d’aptitudes

  • Instaurer des rendez-vous obligatoires aux moments clés du parcours de l’agent : entretien carrière, visite de reprise après arrêt long avec des fiches reflexe. Cf accord prévoyance FPE ;

  • Renforcer l’accompagnement dans les procédures de reclassement : Décret / instruction ; coordination pluridisciplinaire.

La CFDT est intervenue pour demander que ces dispositifs soient étendus aux trois versants de la fonction publique et qu’un véritable rendez-vous de liaison soit instauré pour tous les agents, en tant qu’outil central de maintien dans l’emploi, dans un contexte marqué par un durcissement des conditions d’accès au temps partiel thérapeutique.

Elle insiste également sur la nécessité de penser la prévention de l’usure professionnelle dès le début de la carrière, à partir d’une analyse des expositions, et s’étonne de l’absence du FIPU dans le plan.

En réponse, la DGAFP précise que la mise en place du rendez-vous de liaison nécessite encore des expertises complémentaires, notamment en raison des enjeux liés à la transposition des dispositions du code du travail au sein de la fonction publique. Elle indique par ailleurs que, dès lors que la conférence sur le travail, l’emploi et les rémunérations (TER) aura rendu ses conclusions, le FIPU pourra, le cas échéant, être intégré dans le Plan de santé au travail.

Action 1-4 – Harmoniser et sécuriser les procédures de reconnaissance des accidents de services et maladies professionnelles

  • Mise à jour du guide AT/MP de 2019 ;

  • Élaboration d’une doctrine commune sur l’imputabilité au service ;

  • Outil pour actualiser procédures.

Action 1-5 - Renforcer le fonctionnement des conseils médicaux et consolider le réseau des médecins agrées

  • Consolider le vivier des médecins agréés
  • Harmoniser le fonctionnement des conseils médicaux

La CFDT se dit satisfaite de la prise en compte des difficultés actuelles, notamment les délais d’instruction et le manque de médecins agréés.

Action 1-6 - Protection des agents face à toute forme de violences en milieu professionnel

  • Simplification, accessibilité et réactivité des dispositifs de signalement ;

  • Révision des circulaires sur la protection fonctionnelle ;

  • Intégration du risque « violences » dans les DUERP et baromètres sociaux.

Action 1.7 - Gérer le risque amiante

Le plan souligne que l’amiante reste un risque majeur :

  • Amélioration de la DTA‑thèque ;

  • Gestion des bâtiments ;

  • Développent de guides et formations interministérielles ;

  • Renforcement de la traçabilité des expositions et du suivi post‑professionnel.

Action 1.8 - Prévention en santé publique en milieu professionnel

Le plan veut faire du lieu de travail un espace de promotion de la santé.

  • Déploiement de campagnes de prévention : dépistage, vaccination, activité physique ;

  • Coordination des programmes de prévention avec les mutuelles et organismes de santé ;

  • Analyse des données de santé pour cibler les actions.

Action 1.9 – Anticiper et prévenir les risques émergents -Intelligence artificielle :

Sera revu en septembre en fonction de la signature ou non d’un accord

Adaptation au changement climatique (chaleur, inondations, feux…).

  • Intégration du risque climatique dans les DUERP ;

  • Guide d’adaptation des organisations de travail (horaires, équipements, Plan de Continuité de l’Activité) en 2030 ;

  • Développement d’outils (analyse du bâti, données météo prospectives)

  • Diffusion de la doctrine « vague de chaleur ».

Suites de la réunion

Faute de temps, l’axe 2 n’a pas pu être examiné. Une nouvelle réunion est proposée au début du mois de septembre (articulation du PST avec les accords en cours et intervention prévue de la Direction générale du travail).

Paris, 29 juin 2026

DOSSIER : OBJECTIF URNE (Ensemble et pas sans vous)

Source : Interco Mag 268

Il serait tentant de laisser aux autres le soin de décider qui vous représentera, de se décourager à l’avance en se disant que « cela ne sert à rien ». Et si, au contraire, nous combattions cette petite musique du défaitisme en nous informant mieux et en restant pleinement mobilisés et acteurs ?


Le piège de l’abstention

Participer aux prochains scrutins électoraux est un acte de résistance démocratique : c’est faire entendre sa voix et continuer à peser sur les décisions qui engagent l’avenir des agents et de la fonction publique.

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Élections fonctions publiques 2026 : voter CFDT, c'est voter pour vous !

 Du 3 au 10 décembre, les agentes, les agents, et les contractuels, des trois versants de la fonction publique sont appelés à élire leurs représentantes et représentants syndicaux.


À cette occasion, choisissez une organisation syndicale qui agit concrètement à vos côtés. La CFDT défend vos intérêts, porte vos revendications et obtient des avancées pour améliorer votre quotidien professionnel.

 POURQUOI VOTER CFDT ?

• Pour être représenté et défendre vos droits : élire des représentantes et des représentants CFDT, c'est choisir des personnes qui connaissent vos réalités professionnelles, portent vos intérêts et agissent sur les sujets qui ont un impact direct sur votre travail.

• Pour faire entendre votre voix et peser sur les décisions qui concernent votre quotidien professionnel: conditions de travail, carrière, mutations, etc.  Plus la participation est forte, plus les attentes des agents et des agentes sont prises en compte dans les négociations.

• Pour améliorer vos conditions de travail : la CFDT s'engage pour une meilleure organisation des services, la qualité de vie au travail, ainsi que la santé et la sécurité des agents.

• Pour participer au renouvellement des instances du dialogue social, là où se prennent les décisions qui vous concernent : les élus que vous choisissez siègent dans les différentes instances représentatives de la fonction publique (Comités sociaux, CAP, CCP) pour défendre les intérêts individuels et collectifs des agents auprès des employeurs publics.

En décembre 2026, faites entendre votre voix

Voter CFDT c'est être défendu efficacement, soutenir un syndicat utile et responsable, contribuer à améliorer concrètement les conditions de travail, et renforcer un dialogue sociale constructif et durable.

Ne pas voter, c'est laisser d'autres décider à votre place.


vendredi 18 septembre 2026

Mobilisation en faveur du pouvoir d'achat du 29 septembre 2026

Le mardi 29 septembre, la CFDT appelle les agentes et agents publics, titulaires comme contractuels, à se mobiliser et à rejoindre la manifestation organisée à Paris.

Face à la perte de pouvoir d’achat et au manque de reconnaissance de leurs métiers, la CFDT revendique des mesures salariales générales et immédiates : revalorisation du point d’indice, indexation sur l’inflation, rétablissement de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d'achat) et meilleure reconnaissance du travail accompli au service de toutes et tous.

Nous sommes toutes et tous concernés par l’avenir des services publics et par les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre. Cette mobilisation concerne donc également les usagers qui souhaitent défendre et préserver des services publics de qualité, ainsi que tous ceux qui sont attachés aux droits et aux solidarités qu’ils permettent.

LE 29 SEPTEMBRE, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DE LA CFDT. SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX !




mercredi 26 août 2026

La situation salariale des agents publics s’aggrave

 Publié le 3 juin 2026

uffa.cfdt.fr

Réunis en conférence de presse intersyndicale le 3 juin, les huit organisations représentatives de la fonction publique ont dénoncé une situation sociale qui se dégrade fortement pour les agentes et agents publics. Face au silence du gouvernement et à l’absence de toute réponse à leur demande d’audience, elles alertent sur les effets du gel du point d’indice, le décrochage des rémunérations face au SMIC et l’affaiblissement inédit du principe de carrière, appelant à l’ouverture urgente d’un dialogue salarial à la hauteur des enjeux.

Déclaration intersyndicale

 

Mesdames et Messieurs,

Merci d’avoir répondu favorablement à notre invitation pour cette conférence de presse.

Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est d’abord pour constater un silence. Un silence qui en dit long.

Depuis l’envoi de notre courrier unitaire au Premier ministre le 19 mai, soit depuis 15 jrs, les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique n’ont reçu ni réponse, ni proposition de rendez-vous. Dans un contexte de tension salariale majeure, cette absence de dialogue est un signal politique fort : celui d’un refus, à ce stade, de traiter sérieusement la question des rémunérations des agentes et des agents publics.

Pendant ce temps, la réalité sociale, elle, ne s’arrête pas. Elle s’aggrave. L’inflation repart, tirée notamment par la hausse des prix de l’énergie, et atteint 2,2 % sur un an au mois d’avril. Cette dynamique entraîne mécaniquement une revalorisation du SMIC, qui augmente de 2,41 %.

Mais dans la fonction publique, le point d’indice reste gelé, pour la troisième année consécutive à 4,92€.

Ce décalage produit aujourd’hui des effets massifs et profondément préoccupants. Déjà, au 1er janvier 2026, 356 000 agentes et agents publics étaient rémunérés en dessous du SMIC indiciaire et dépendaient d’une indemnité différentielle pour atteindre le minimum légal. Depuis le 1er juin, ils sont près de 862 000.

Derrière ces chiffres, c’est un basculement historique qui est à l’œuvre.

C’est la logique même de carrière dans la fonction publique qui est fragilisée, voire remise en cause. Dans les catégories C et B, des années d’ancienneté, des promotions, des réussites aux concours ne se traduisent plus par de réels gains de rémunération.

Pour matérialiser cette réalité :

Pour la catégorie C, la situation est particulièrement préoccupante : dans le premier grade, 10 échelons sur 11 sont en dessous du SMIC, ce qui représente jusqu’à 19 ans sans progression de rémunération indiciaire.

Dans le deuxième grade, ce sont 7 échelons sur 12 qui sont concernés, soit environ 8 années sans évolution salariale. Enfin, dans le troisième grade, les 3 premiers échelons sur 10 placent les agentes et agents dans une situation similaire pendant près de 4 ans.

La catégorie B est également touchée par ce phénomène de “rattrapage” par le SMIC, ce qui interroge directement la reconnaissance des qualifications. En B1, 5 échelons sur 13 se situent sous le SMIC, entraînant jusqu’à 6 années sans progression de rémunération. En B2, la situation reste préoccupante avec 2 échelons sur 12 également concernés.

Enfin, pour la catégorie A, l’écart avec le SMIC est désormais réduit à seulement 15 points d’indice, soit environ 74 € bruts. Dans le même temps, les élèves fonctionnaires se retrouvent déjà rémunérés en dessous du SMIC, et certains corps atypiques de catégorie A passent également sous ce seuil.

Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est une forme de banalisation du SMIC dans la fonction publique, avec un affaiblissement du principe de carrière.

Les propres projections de la DGAFP sont alarmantes : à horizon 2028‑2029, la catégorie A démarrerait elle aussi au niveau du SMIC si rien n’est fait. Autrement dit, à moyen terme, l’ensemble des grilles d’entrée de carrière – C, B et A – seraient rattrapées par le minimum interprofessionnel. Cela reviendrait à effacer la fonction publique de carrière, au profit d’agents publics qualifiés payés au Smic auquel s’ajoute des primes.  

Pour nos huit organisations syndicales, cette situation n’est pas une fatalité technique. C’est le résultat de choix politiques : celui de ne pas revaloriser le point d’indice et de ne pas engager de réflexion d’ensemble sur les grilles de rémunération.

Les conséquences sont connues : perte de pouvoir d’achat, départs anticipés, perte d’attractivité, difficultés de recrutement, fragilisation des parcours professionnels – et, au final, affaiblissement du service public lui-même.

Face à cette situation, nos organisations portent des revendications claires, responsables et argumentées : 

  • Des mesures salariales générales : une revalorisation significative de la valeur du point d’indice est urgente et nécessaire ; 

  • Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ; 

  • Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ; 

  • Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ; 

  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ; 

  • Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d’égalité ; 

Nous sommes prêtes à discuter, à négocier, à construire des solutions.

Mais encore faut-il un interlocuteur.

C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui publiquement l’ouverture immédiate d’une véritable négociation salariale dans la fonction publique, à la hauteur des enjeux.

Dans un pays où la crise du pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations, où les services publics tiennent souvent par le dévouement de leurs agentes et de leurs agents, ce refus de dialogue est incompréhensible et inacceptable. 

Nous l’affirmons avec force : on ne peut pas laisser une situation où, le 1ᵉʳ juin, 862 000 agents publics sont maintenus au niveau du SMIC par une indemnité différentielle, pendant que le gouvernement explique qu’il n’y aurait rien à discuter sur les salaires. On ne peut pas continuer à paupériser durablement la fonction publique au risque de fragiliser encore plus le service aux citoyens.  

Nous portons aujourd’hui, publiquement et avec détermination, les demandes suivantes

  • L’ouverture immédiate d’une négociation salariale de haut niveau sur le point d’indice et les grilles ; 

  • Un engagement clair du gouvernement à mettre fin à l’affaiblissement du principe de carrière et à redonner du sens aux grilles indiciaires. 

À défaut, chacun devra prendre ses responsabilités. Et les agentes et agents publics sauront, le moment venu, faire entendre leur voix.

Catégorie C

Catégorie B

Catégorie A

Rapport annuel 2025 sur l’état de la fonction publique

 Publié le 28 oct. 2025

uffa.cfdt.fr

  • Comptes-rendus

La formation spécialisée « statistiques » du Conseil commun de la fonction publique s’est réunie le 23 octobre 2025. Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique – édition 2025 – y a été présenté aux organisations syndicales et aux employeurs publics. Ce document élaboré par le service statistique ministériel constitue une véritable mine d’informations, qui vient appuyer et légitimer les revendications portées par la CFDT, en particulier sur la question de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

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Rémunérations des agents publics en 2023

En 2023, le salaire net moyen des agents de la fonction publique s’établit à 2 652 €, contre 2 735 € dans le secteur privé.

Les trois versants de la fonction publique ont connu une nouvelle baisse du pouvoir d’achat en 2023 (-0,7 %), mesurée en euros constants sur le salaire net moyen :

  • Fonction publique d’État : -0,2 %
  • Fonction publique territoriale : -1,2 %
  • Fonction publique hospitalière : -1,4 %

Chez les fonctionnaires, une part importante de la rémunération repose sur les primes, dont seule une fraction est prise en compte dans le calcul de la pension de retraite. Ces indemnités ne cessent d’augmenter, représentant en moyenne un quart de la rémunération globale, et jusqu’à un tiers pour certains.

Pour la CFDT, il est impératif que le gouvernement convoque rapidement un rendez-vous salarial, attendu depuis deux ans. En plus de mesures générales, la CFDT revendiquera notamment :

  • Le versement de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat), suspendue depuis deux ans
  • Une augmentation des ratios de promotion et avancements
  • L’ouverture d’un chantier pluriannuel sur les perspectives salariales (grilles indiciaires)
  • Une meilleure prise en compte des primes dans le calcul des pensions

Les alertes des agents sur leurs difficultés quotidiennes doivent être entendues : le travail mérite d’être mieux reconnu et rémunéré par l’ensemble des employeurs publics.

Égalité professionnelle dans la fonction publique

Le taux de féminisation de la fonction publique poursuit sa progression, atteignant 64 % en 2023 (+1 point par rapport à 2022), soit 17 points de plus que dans le secteur privé.

Les femmes sont majoritaires dans :

  • La fonction publique hospitalière (FPH) : 78 %
  • La fonction publique territoriale (FPT) : 61 %
  • La fonction publique d’État (FPE) : 58 %

Cependant, leur présence dans les catégories hiérarchiques les plus élevées (catégorie A+) reste inférieure :

  • FPH : 55 %
  • FPT : 54 %
  • FPE : 43 %

Depuis 2011, la part des femmes dans l’encadrement supérieur progresse, mais de manière inégale selon les versants.

Côté rémunération, les femmes perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 9,9 % à celui des hommes, à temps de travail équivalent. Cette différence ne tient pas compte du temps partiel, plus fréquent chez les femmes (25 % contre 9 % chez les hommes). L’écart diminue progressivement depuis dix ans, mais reste significatif : quasi nul avant 30 ans, il dépasse 11 % après 50 ans.

Les femmes, qui représentent 64 % des agents publics, sont surreprésentées dans les emplois les moins rémunérés (70 % dans le premier décile) et sous-représentées dans les mieux rémunérés (50 % dans le dernier décile, 39 % dans le top 1 %).

Sur le plan de la santé, les femmes se déclarent en moins bonne santé que les hommes, quel que soit l’âge : 29 % déclarent une maladie chronique ou un problème de santé durable (contre 24 % des hommes), et 21 % présentent un risque de symptômes dépressifs (contre 16 % des hommes).

Concernant les départs à la retraite, en 2024, une femme sur cinq part avec une pension au minimum garanti, soit 2 points de plus qu’en 2023. Parmi les pensionnés « classiques », 18 % des femmes bénéficient du minimum garanti, contre 11 % des hommes.

Pour la CFDT, la négociation à venir sur l’égalité professionnelle devra répondre à l’ensemble de ces enjeux : rémunération, déroulement de carrière, conditions de travail, santé.

Effectifs de la fonction publique en 2023

La part de l’emploi public dans l’emploi total reste au plus bas depuis 30 ans.

Pourtant, en 2023, les effectifs de la fonction publique ont augmenté de 91 800 agents, dont 30 % en contrats aidés.

Les employeurs publics ont majoritairement recruté des contractuels, qui représentent désormais 23 % des agents (+1 point par rapport à 2022). Les fonctions publiques d’État et territoriale ont vu leur taux de recrutement de contractuels progresser respectivement de 5,5 % et 6,2 %, tandis que la fonction publique hospitalière a recruté davantage de fonctionnaires.

Par ailleurs, 11 % des postes sont restés vacants en 2023.

Aujourd’hui, 37 % des agents publics ont plus de 50 ans (44 % des fonctionnaires, 24 % des contractuels). D’ici dix ans, la fonction publique devra recruter près de 2 millions d’agents pour maintenir le niveau du service public.

Pour la CFDT, les employeurs doivent relever le défi de l’attractivité de la fonction publique, tant sur le plan salarial que sur les perspectives de carrière, les conditions de travail et le sens donné aux missions, afin d’inciter les jeunes à s’engager au service des citoyens. Après le recrutement, le deuxième défi est celui de la fidélisation.

Apprentissage en 2023

Pour la troisième année consécutive, le nombre de contrats d’apprentissage a augmenté (+12,2 %). En 2023, 31 000 apprentis se forment dans la fonction publique, dont 60 % dans la FPT.

Pour la CFDT, faciliter l’intégration de ces jeunes dans la fonction publique, lorsqu’ils le souhaitent, doit être une priorité. Cette revendication est portée par la CFDT depuis plusieurs années.

Arrêts maladie en 2024

La part des agents publics absents pour raison de santé continue de diminuer, se rapprochant du niveau observé chez les salariés du secteur privé.

Entre 2023 et 2024, la fonction publique enregistre une baisse des absences pour raison de santé (-0,9 jour), tandis qu’elles augmentent dans le secteur privé (+0,3 jour). L’écart entre les deux se réduit : 0,5 jour en 2024 contre 0,8 jour en 2023.

Cette évolution est à mettre en perspective avec les caractéristiques démographiques des deux populations : la fonction publique est plus féminisée (64 % contre 47 % dans le privé) et compte davantage de personnes de plus de 50 ans (37 % contre 32 %).

Pour la CFDT, ces chiffres battent en brèche les idées reçues qui continuent à stigmatiser les agents publics. Il est essentiel de s’intéresser aux causes des absences pour raison de santé afin d’agir concrètement sur les conditions de travail et préserver la santé des agents. Il est urgent de prendre en compte les contraintes physiques, les horaires atypiques et les risques psychosociaux, en analysant la pénibilité du travail plutôt que de pointer du doigt les agents.

Départs en retraite dans la fonction publique en 2024

En 2024, les agents des trois versants de la fonction publique liquident leur retraite en moyenne trois mois plus tard qu’en 2023, conséquence directe de la dernière réforme des retraites, contre laquelle la CFDT s’est mobilisée. Cette réforme a entraîné une baisse de 13,3 % du nombre de départs à la retraite.

Quelques données sur les types de pensions :

  • Un agent sur dix part à la retraite suite à une procédure d’invalidité.
  • La part des pensions avec surcote reste stable par rapport à 2023.
  • Les pensions « normales » et « décotées » enregistrent une légère baisse.
  • Un agent sur cinq part avec le minimum garanti (+3 points par rapport à 2023), avec des disparités marquées selon les versants :
    • Fonction publique d’État (FPE) : 6 %
    • Fonction publique territoriale (FPT) : 31 %
    • Fonction publique hospitalière (FPH) : 27 %

Pour la CFDT, ces chiffres appellent à une attention particulière sur les conditions et le temps de travail dans la FPT et la FPH. Ces éléments doivent être examinés dans le cadre des politiques de qualité de vie au travail.

 

Lire : Rapport annuel sur l'état de la fonction publique : Faits et chiffres, édition 2025