mercredi 21 octobre 2026

Élections fonctions publiques 2026 : voter CFDT, c'est voter pour vous !

 Du 3 au 10 décembre, les agentes, les agents, et les contractuels, des trois versants de la fonction publique sont appelés à élire leurs représentantes et représentants syndicaux.


À cette occasion, choisissez une organisation syndicale qui agit concrètement à vos côtés. La CFDT défend vos intérêts, porte vos revendications et obtient des avancées pour améliorer votre quotidien professionnel.

 POURQUOI VOTER CFDT ?

• Pour être représenté et défendre vos droits : élire des représentantes et des représentants CFDT, c'est choisir des personnes qui connaissent vos réalités professionnelles, portent vos intérêts et agissent sur les sujets qui ont un impact direct sur votre travail.

• Pour faire entendre votre voix et peser sur les décisions qui concernent votre quotidien professionnel: conditions de travail, carrière, mutations, etc.  Plus la participation est forte, plus les attentes des agents et des agentes sont prises en compte dans les négociations.

• Pour améliorer vos conditions de travail : la CFDT s'engage pour une meilleure organisation des services, la qualité de vie au travail, ainsi que la santé et la sécurité des agents.

• Pour participer au renouvellement des instances du dialogue social, là où se prennent les décisions qui vous concernent : les élus que vous choisissez siègent dans les différentes instances représentatives de la fonction publique (Comités sociaux, CAP, CCP) pour défendre les intérêts individuels et collectifs des agents auprès des employeurs publics.

En décembre 2026, faites entendre votre voix

Voter CFDT c'est être défendu efficacement, soutenir un syndicat utile et responsable, contribuer à améliorer concrètement les conditions de travail, et renforcer un dialogue sociale constructif et durable.

Ne pas voter, c'est laisser d'autres décider à votre place.


vendredi 18 septembre 2026

Mobilisation en faveur du pouvoir d'achat du 29 septembre 2026

Le mardi 29 septembre, la CFDT appelle les agentes et agents publics, titulaires comme contractuels, à se mobiliser et à rejoindre la manifestation organisée à Paris.

Face à la perte de pouvoir d’achat et au manque de reconnaissance de leurs métiers, la CFDT revendique des mesures salariales générales et immédiates : revalorisation du point d’indice, indexation sur l’inflation, rétablissement de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d'achat) et meilleure reconnaissance du travail accompli au service de toutes et tous.

Nous sommes toutes et tous concernés par l’avenir des services publics et par les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre. Cette mobilisation concerne donc également les usagers qui souhaitent défendre et préserver des services publics de qualité, ainsi que tous ceux qui sont attachés aux droits et aux solidarités qu’ils permettent.

LE 29 SEPTEMBRE, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DE LA CFDT. SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX !




mercredi 26 août 2026

La situation salariale des agents publics s’aggrave

 Publié le 3 juin 2026

uffa.cfdt.fr

Réunis en conférence de presse intersyndicale le 3 juin, les huit organisations représentatives de la fonction publique ont dénoncé une situation sociale qui se dégrade fortement pour les agentes et agents publics. Face au silence du gouvernement et à l’absence de toute réponse à leur demande d’audience, elles alertent sur les effets du gel du point d’indice, le décrochage des rémunérations face au SMIC et l’affaiblissement inédit du principe de carrière, appelant à l’ouverture urgente d’un dialogue salarial à la hauteur des enjeux.

Déclaration intersyndicale

 

Mesdames et Messieurs,

Merci d’avoir répondu favorablement à notre invitation pour cette conférence de presse.

Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est d’abord pour constater un silence. Un silence qui en dit long.

Depuis l’envoi de notre courrier unitaire au Premier ministre le 19 mai, soit depuis 15 jrs, les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique n’ont reçu ni réponse, ni proposition de rendez-vous. Dans un contexte de tension salariale majeure, cette absence de dialogue est un signal politique fort : celui d’un refus, à ce stade, de traiter sérieusement la question des rémunérations des agentes et des agents publics.

Pendant ce temps, la réalité sociale, elle, ne s’arrête pas. Elle s’aggrave. L’inflation repart, tirée notamment par la hausse des prix de l’énergie, et atteint 2,2 % sur un an au mois d’avril. Cette dynamique entraîne mécaniquement une revalorisation du SMIC, qui augmente de 2,41 %.

Mais dans la fonction publique, le point d’indice reste gelé, pour la troisième année consécutive à 4,92€.

Ce décalage produit aujourd’hui des effets massifs et profondément préoccupants. Déjà, au 1er janvier 2026, 356 000 agentes et agents publics étaient rémunérés en dessous du SMIC indiciaire et dépendaient d’une indemnité différentielle pour atteindre le minimum légal. Depuis le 1er juin, ils sont près de 862 000.

Derrière ces chiffres, c’est un basculement historique qui est à l’œuvre.

C’est la logique même de carrière dans la fonction publique qui est fragilisée, voire remise en cause. Dans les catégories C et B, des années d’ancienneté, des promotions, des réussites aux concours ne se traduisent plus par de réels gains de rémunération.

Pour matérialiser cette réalité :

Pour la catégorie C, la situation est particulièrement préoccupante : dans le premier grade, 10 échelons sur 11 sont en dessous du SMIC, ce qui représente jusqu’à 19 ans sans progression de rémunération indiciaire.

Dans le deuxième grade, ce sont 7 échelons sur 12 qui sont concernés, soit environ 8 années sans évolution salariale. Enfin, dans le troisième grade, les 3 premiers échelons sur 10 placent les agentes et agents dans une situation similaire pendant près de 4 ans.

La catégorie B est également touchée par ce phénomène de “rattrapage” par le SMIC, ce qui interroge directement la reconnaissance des qualifications. En B1, 5 échelons sur 13 se situent sous le SMIC, entraînant jusqu’à 6 années sans progression de rémunération. En B2, la situation reste préoccupante avec 2 échelons sur 12 également concernés.

Enfin, pour la catégorie A, l’écart avec le SMIC est désormais réduit à seulement 15 points d’indice, soit environ 74 € bruts. Dans le même temps, les élèves fonctionnaires se retrouvent déjà rémunérés en dessous du SMIC, et certains corps atypiques de catégorie A passent également sous ce seuil.

Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est une forme de banalisation du SMIC dans la fonction publique, avec un affaiblissement du principe de carrière.

Les propres projections de la DGAFP sont alarmantes : à horizon 2028‑2029, la catégorie A démarrerait elle aussi au niveau du SMIC si rien n’est fait. Autrement dit, à moyen terme, l’ensemble des grilles d’entrée de carrière – C, B et A – seraient rattrapées par le minimum interprofessionnel. Cela reviendrait à effacer la fonction publique de carrière, au profit d’agents publics qualifiés payés au Smic auquel s’ajoute des primes.  

Pour nos huit organisations syndicales, cette situation n’est pas une fatalité technique. C’est le résultat de choix politiques : celui de ne pas revaloriser le point d’indice et de ne pas engager de réflexion d’ensemble sur les grilles de rémunération.

Les conséquences sont connues : perte de pouvoir d’achat, départs anticipés, perte d’attractivité, difficultés de recrutement, fragilisation des parcours professionnels – et, au final, affaiblissement du service public lui-même.

Face à cette situation, nos organisations portent des revendications claires, responsables et argumentées : 

  • Des mesures salariales générales : une revalorisation significative de la valeur du point d’indice est urgente et nécessaire ; 

  • Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ; 

  • Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ; 

  • Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ; 

  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ; 

  • Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d’égalité ; 

Nous sommes prêtes à discuter, à négocier, à construire des solutions.

Mais encore faut-il un interlocuteur.

C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui publiquement l’ouverture immédiate d’une véritable négociation salariale dans la fonction publique, à la hauteur des enjeux.

Dans un pays où la crise du pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations, où les services publics tiennent souvent par le dévouement de leurs agentes et de leurs agents, ce refus de dialogue est incompréhensible et inacceptable. 

Nous l’affirmons avec force : on ne peut pas laisser une situation où, le 1ᵉʳ juin, 862 000 agents publics sont maintenus au niveau du SMIC par une indemnité différentielle, pendant que le gouvernement explique qu’il n’y aurait rien à discuter sur les salaires. On ne peut pas continuer à paupériser durablement la fonction publique au risque de fragiliser encore plus le service aux citoyens.  

Nous portons aujourd’hui, publiquement et avec détermination, les demandes suivantes

  • L’ouverture immédiate d’une négociation salariale de haut niveau sur le point d’indice et les grilles ; 

  • Un engagement clair du gouvernement à mettre fin à l’affaiblissement du principe de carrière et à redonner du sens aux grilles indiciaires. 

À défaut, chacun devra prendre ses responsabilités. Et les agentes et agents publics sauront, le moment venu, faire entendre leur voix.

Catégorie C

Catégorie B

Catégorie A

Rapport annuel 2025 sur l’état de la fonction publique

 Publié le 28 oct. 2025

uffa.cfdt.fr

  • Comptes-rendus

La formation spécialisée « statistiques » du Conseil commun de la fonction publique s’est réunie le 23 octobre 2025. Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique – édition 2025 – y a été présenté aux organisations syndicales et aux employeurs publics. Ce document élaboré par le service statistique ministériel constitue une véritable mine d’informations, qui vient appuyer et légitimer les revendications portées par la CFDT, en particulier sur la question de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

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Rémunérations des agents publics en 2023

En 2023, le salaire net moyen des agents de la fonction publique s’établit à 2 652 €, contre 2 735 € dans le secteur privé.

Les trois versants de la fonction publique ont connu une nouvelle baisse du pouvoir d’achat en 2023 (-0,7 %), mesurée en euros constants sur le salaire net moyen :

  • Fonction publique d’État : -0,2 %
  • Fonction publique territoriale : -1,2 %
  • Fonction publique hospitalière : -1,4 %

Chez les fonctionnaires, une part importante de la rémunération repose sur les primes, dont seule une fraction est prise en compte dans le calcul de la pension de retraite. Ces indemnités ne cessent d’augmenter, représentant en moyenne un quart de la rémunération globale, et jusqu’à un tiers pour certains.

Pour la CFDT, il est impératif que le gouvernement convoque rapidement un rendez-vous salarial, attendu depuis deux ans. En plus de mesures générales, la CFDT revendiquera notamment :

  • Le versement de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat), suspendue depuis deux ans
  • Une augmentation des ratios de promotion et avancements
  • L’ouverture d’un chantier pluriannuel sur les perspectives salariales (grilles indiciaires)
  • Une meilleure prise en compte des primes dans le calcul des pensions

Les alertes des agents sur leurs difficultés quotidiennes doivent être entendues : le travail mérite d’être mieux reconnu et rémunéré par l’ensemble des employeurs publics.

Égalité professionnelle dans la fonction publique

Le taux de féminisation de la fonction publique poursuit sa progression, atteignant 64 % en 2023 (+1 point par rapport à 2022), soit 17 points de plus que dans le secteur privé.

Les femmes sont majoritaires dans :

  • La fonction publique hospitalière (FPH) : 78 %
  • La fonction publique territoriale (FPT) : 61 %
  • La fonction publique d’État (FPE) : 58 %

Cependant, leur présence dans les catégories hiérarchiques les plus élevées (catégorie A+) reste inférieure :

  • FPH : 55 %
  • FPT : 54 %
  • FPE : 43 %

Depuis 2011, la part des femmes dans l’encadrement supérieur progresse, mais de manière inégale selon les versants.

Côté rémunération, les femmes perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 9,9 % à celui des hommes, à temps de travail équivalent. Cette différence ne tient pas compte du temps partiel, plus fréquent chez les femmes (25 % contre 9 % chez les hommes). L’écart diminue progressivement depuis dix ans, mais reste significatif : quasi nul avant 30 ans, il dépasse 11 % après 50 ans.

Les femmes, qui représentent 64 % des agents publics, sont surreprésentées dans les emplois les moins rémunérés (70 % dans le premier décile) et sous-représentées dans les mieux rémunérés (50 % dans le dernier décile, 39 % dans le top 1 %).

Sur le plan de la santé, les femmes se déclarent en moins bonne santé que les hommes, quel que soit l’âge : 29 % déclarent une maladie chronique ou un problème de santé durable (contre 24 % des hommes), et 21 % présentent un risque de symptômes dépressifs (contre 16 % des hommes).

Concernant les départs à la retraite, en 2024, une femme sur cinq part avec une pension au minimum garanti, soit 2 points de plus qu’en 2023. Parmi les pensionnés « classiques », 18 % des femmes bénéficient du minimum garanti, contre 11 % des hommes.

Pour la CFDT, la négociation à venir sur l’égalité professionnelle devra répondre à l’ensemble de ces enjeux : rémunération, déroulement de carrière, conditions de travail, santé.

Effectifs de la fonction publique en 2023

La part de l’emploi public dans l’emploi total reste au plus bas depuis 30 ans.

Pourtant, en 2023, les effectifs de la fonction publique ont augmenté de 91 800 agents, dont 30 % en contrats aidés.

Les employeurs publics ont majoritairement recruté des contractuels, qui représentent désormais 23 % des agents (+1 point par rapport à 2022). Les fonctions publiques d’État et territoriale ont vu leur taux de recrutement de contractuels progresser respectivement de 5,5 % et 6,2 %, tandis que la fonction publique hospitalière a recruté davantage de fonctionnaires.

Par ailleurs, 11 % des postes sont restés vacants en 2023.

Aujourd’hui, 37 % des agents publics ont plus de 50 ans (44 % des fonctionnaires, 24 % des contractuels). D’ici dix ans, la fonction publique devra recruter près de 2 millions d’agents pour maintenir le niveau du service public.

Pour la CFDT, les employeurs doivent relever le défi de l’attractivité de la fonction publique, tant sur le plan salarial que sur les perspectives de carrière, les conditions de travail et le sens donné aux missions, afin d’inciter les jeunes à s’engager au service des citoyens. Après le recrutement, le deuxième défi est celui de la fidélisation.

Apprentissage en 2023

Pour la troisième année consécutive, le nombre de contrats d’apprentissage a augmenté (+12,2 %). En 2023, 31 000 apprentis se forment dans la fonction publique, dont 60 % dans la FPT.

Pour la CFDT, faciliter l’intégration de ces jeunes dans la fonction publique, lorsqu’ils le souhaitent, doit être une priorité. Cette revendication est portée par la CFDT depuis plusieurs années.

Arrêts maladie en 2024

La part des agents publics absents pour raison de santé continue de diminuer, se rapprochant du niveau observé chez les salariés du secteur privé.

Entre 2023 et 2024, la fonction publique enregistre une baisse des absences pour raison de santé (-0,9 jour), tandis qu’elles augmentent dans le secteur privé (+0,3 jour). L’écart entre les deux se réduit : 0,5 jour en 2024 contre 0,8 jour en 2023.

Cette évolution est à mettre en perspective avec les caractéristiques démographiques des deux populations : la fonction publique est plus féminisée (64 % contre 47 % dans le privé) et compte davantage de personnes de plus de 50 ans (37 % contre 32 %).

Pour la CFDT, ces chiffres battent en brèche les idées reçues qui continuent à stigmatiser les agents publics. Il est essentiel de s’intéresser aux causes des absences pour raison de santé afin d’agir concrètement sur les conditions de travail et préserver la santé des agents. Il est urgent de prendre en compte les contraintes physiques, les horaires atypiques et les risques psychosociaux, en analysant la pénibilité du travail plutôt que de pointer du doigt les agents.

Départs en retraite dans la fonction publique en 2024

En 2024, les agents des trois versants de la fonction publique liquident leur retraite en moyenne trois mois plus tard qu’en 2023, conséquence directe de la dernière réforme des retraites, contre laquelle la CFDT s’est mobilisée. Cette réforme a entraîné une baisse de 13,3 % du nombre de départs à la retraite.

Quelques données sur les types de pensions :

  • Un agent sur dix part à la retraite suite à une procédure d’invalidité.
  • La part des pensions avec surcote reste stable par rapport à 2023.
  • Les pensions « normales » et « décotées » enregistrent une légère baisse.
  • Un agent sur cinq part avec le minimum garanti (+3 points par rapport à 2023), avec des disparités marquées selon les versants :
    • Fonction publique d’État (FPE) : 6 %
    • Fonction publique territoriale (FPT) : 31 %
    • Fonction publique hospitalière (FPH) : 27 %

Pour la CFDT, ces chiffres appellent à une attention particulière sur les conditions et le temps de travail dans la FPT et la FPH. Ces éléments doivent être examinés dans le cadre des politiques de qualité de vie au travail.

 

Lire : Rapport annuel sur l'état de la fonction publique : Faits et chiffres, édition 2025