|
Le Département de l’Essonne s’est engagé depuis plusieurs années dans l’amélioration des conditions de travail et la préservation de la santé physique et mentale de l’ensemble de ses agents. En 2021, l’évaluation des risques physiques par métier et
unité de travail, a permis de dégager un premier plan d’action
d’amélioration des conditions de travail, formalisé dans le document unique
d’évaluation des risques professionnels. (DUERP). Un bilan et des
réajustements de ce plan sont depuis réalisés chaque année avec les
représentants du personnel au sein de la Formation spécialisée en matière de
santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT, ex CHSCT). Aujourd’hui, le Département souhaite aller plus loin en vous donnant directement la parole afin de vous exprimer sur votre situation de travail dans le cadre du baromètre social des agents. Cette grande première aura vocation à être perpétuée à l’avenir pour suivre au mieux l’évolution de votre niveau de bien-être au travail. Co-construit avec les
organisations syndicales, ce questionnaire est anonyme. Cliquez sur ce lien 👈
Vous pourrez également formuler des propositions d’actions sur chacune des 6 thématiques abordées. Ce baromètre est essentiel pour continuer à agir sur la qualité de vie et les conditions de travail de tous. La direction générale et les organisations syndicales vous invitent à y répondre ! |
|
|
|
La réussite de cette démarche repose sur votre contribution. Nous avons besoin de votre implication car vous savez ce qui est nécessaire pour que votre travail s’effectue dans les meilleures conditions. Enfin, si des informations complémentaires ou un accompagnement
pour répondre au questionnaire vous semblent nécessaires, vous pouvez
adresser un mail à l’adresse suivante : |





Il y a une expression pour désigner un management à la fois faible sur le plan conceptuel mais suffisamment fort sur la forme pour s’imposer : le « bullshit », qui désigne quelque chose de « bidon » mais aussi de baratinage. Les salariés et agents publics cadres sont en première ligne : ce sont eux qui doivent s’appliquer à eux-mêmes mais aussi transmettre des promesses venues d’en haut et des tendances venues d’ailleurs. Lost in management : il y a vingt ans, François Dupuy dénonçait déjà la rhétorique managériale qui les dépossédait de leur rôle de régulateurs, légitimes à faire remonter et à arbitrer. Ils ont aujourd’hui moins de pouvoirs intermédiaires, et les encadrants de proximité sont insuffisamment considérés dans ce rôle. Car le bullshit management n’est pas seulement un art de la persuasion, c’est également une gestion du travail défaillante si l’on se réfère au sociologue américain David Graeber qui avait popularisé les bullshit jobs. Il a mis en relief le caractère socialement inutile de beaucoup d’emplois, mais aussi les postures arrivistes, les rôles illisibles et obscurs qui servent essentiellement à justifier des organisations et leurs hiérarchies. En effet, le reporting, le culte de l’efficacité, le caractère naturel du changement permanent, la rationalisation des postes, bref, ce qui fait le management taylorien, n’a pas vraiment disparu. Certes, il s’est ouvert à une forte culture d’attention à l’individu. Mais le management dit « humaniste » n’a-t-il pas un côté manipulateur ? La démocratisation du travail n’a-t-elle pas ses effets pervers en poussant l’individu à être indépendant ? Se libérer des techniques de gestion et des médiations traditionnelles, n’est-ce pas faire peser sur le travailleur trop de responsabilités et de polyvalence ?